Hays, Alexandrina – Nor’ouest

Ces trois villages historiques partagent leurs frontières en plus d’être situés le long de l’extrémité du côté nord du chemin de la rivière Cocagne, traversant le chemin Grub et continuant vers l’intérieur des terres jusqu’au chemin Grady qui mène à Poirier Office ou qui bifurque vers Alexandrina et la Nor’ouest. Il s’agit d’une grande région au milieu d’une immense forêt qui, est essentiellement a conservé son état naturel.

Au début des années 1820, les premiers habitants sont arrivés à Hays. Ce village a pris de l’expansion vers l’ouest jusqu’à Alexandrina qui est bien établi par le milieu des années 1870. La section est de Hays s’étend jusqu’au domicile de John et Mary Cuthbertson qui ont immigrés ici vers 1930.

Alexandrina a connu une croissance rapide. Elle était connue comme un village qui comptait de magnifiques fermes. En 1889, on y retrouvait un bureau de poste. Nor’ouest est aujourd’hui bien connu pour ses sentiers exceptionnels de VTT et de motoneige. Les petites routes sont toujours accessibles et permettent de se rendre à Poirier Office, Saint-Antoine et Trafalgar.

Les lignes électriques ne se rendirent pas à Alexandrina-Nor’ouest lorsqu’elles ont été installées dans la région. De plus, dans les années 1940, les propriétaires ont commencé à quitter la région en choisissant la modernisation. Hays n’a pas connu le même sort et aujourd’hui, ce patelin abrite de nombreuses maisons et résidences d’été.

Note : Hays et Hayes ont été utilisés de façon interchangeable dans les documents historiques. L’utilisation de l’orthographe Hays pour décrire un village historique de Notre-Dame est basé sur :

  • Un recensement effectué en 1861 de la Irish Immigrants indique que Thomas Hays est âgé de 53 ans et vivant à Dundas. On croit qu’il s’agit du même Thomas Hays qui était propriétaire d’une terre à « Hays » dans les années 1830.

  • Edward Hays est enterré au cimetière de l’église anglicane St Alban’s à Cocagne, NB. Il était âgé de 6 ans lorsqu’il est décédé en 1869.

  • Une carte historique découverte dans les archives provinciales du Nouveau-Brunswick et que l’on croit être un portrait datant des années 1830 des propriétaires fonciers de la région, montre une parcelle de terre qui appartenait à Thos Hays. Cette parcelle était située en bas de la route de Christopher Fay et de J. Crawford. Les propriétaires voisins étaient R.C. Scovil et Robert Dysart. La région était connue sous le nom de « Hays ».

  • L’orthographe « Hays » est courante en Irlande. Des milliers d’Irlandais vivaient dans la province avant l’afflux d’immigrants de 1846, en raison de l’échec des récoltes de pommes de terre en Irlande. De nombreux Irlandais sont arrivés à Saint John en provenance de Kinsale, Cork, dès 1815.

  • Selon l’Irish Canadian Cultural Association of New Brunswick (l’association irlandaise du Nouveau-Brunswick), en 1820 … « beaucoup venaient de la région de Bally-na-muck de la paroisse de Morragh (Murragh aujourd’hui) dans le comté de Cork » et comprenaient la famille Hays. Parmi les autres premiers habitants de Hays, on retrouve les Sullivan, les Fays et les Grady.

Photos historiques

1800 à 1850

1824
On croit que la famille Amos s’est établie au village Hays en 1824 ou avant. Thomas Amos est né le 21 mars 1773 à Lowther Westmorland en Angleterre et est décédé à Bouctouche en 1831. Lui et sa femme Jane ont eu dix enfants, dont plusieurs ont déménagé à Bouctouche. Leur fille Elizabeth a épousé Charles Teed et leur fille Mary a épousé John Colborne vers 1828. Colborne est devenu administrateur du Union Church lorsque le titre de propriété de l’église et du cimetière a été transféré de Bowen et Harriett Smith, qui s’étaient portés volontaires depuis longtemps.   Colborne est décédé avant 1861 et sa femme Mary est décédée en 1890. Elle est enterrée au cimetière St Albans, à Cocagne, au Nouveau-Brunswick.

Il est incertain, mais probable que le village de Hays a été nommé en l’honneur de Thomas Hays. Une carte historique démontre que sa terre était voisine d’autres terres appartenant à R.C. Scovil, Robert Dysart, et T.E. Smith. Le recensement canadien de 1861 décrit Thomas Hays comme un homme âgé de cinquante-trois ans et un deuxième Thomas Hays comme un homme de vingt-huit ans, en plus d’Edward Hays, décédé en 1869 et un troisième Thomas Hays âgé de deux ans ; ils étaient tous de Dundas au Nouveau-Brunswick. Ils étaient probablement tous de la même famille.

L’orthographe de Hays et Hayes est souvent inter changée dans les documents historiques.

Note : Le nom de Millicent Nevers parait sur une carte historique comme propriétaire à Hays. On sait qu’Alexander Nevers est né le 4 février 1787 à Maugerville, dans le comté de Sunbury, au Nouveau-Brunswick. Il était le fils de Samuel A. Nevers et d’Isabel Howard. Alexander a épousé Frances Perley en novembre 1810, à Maugerville. Cette dernière était la fille d’Israel Perley et d’Elizabeth Mooers. On ne sait pas exactement ce qui s’est passé, mais on sait qu’Alexander s’est marié en secondes noces avec Millicent Peters le 18 mars 1814 à Grand Lake, dans le comté de Queens (N.-B.).   Millicent est née le 7 septembre 1794 à Long Island, dans le comté de Queens, au Nouveau-Brunswick. Ses parents étaient William Peters et Charlotte Haines. Alexander et Millicent ont eu six enfants. Le nom de Millicent Nevers apparaît sur une carte historique comme propriétaire d’une terre à Hays.

Alexander Nevers a été victime d’un accident de bateau qui lui a coûté la vie le 11 octobre 1833, à Shediac, dans le comté de Westmorland (N.-B.), à l’âge de quarante-six ans. Les six personnes à bord se sont noyées. Il est enterré dans le cimetière de l’église anglicane St. Martin’s in the Woods, à Shediac, au Nouveau-Brunswick. Millicent est décédée le 8 juin 1861.

1826
La paroisse civile de Dundas a été créée à partir de la paroisse de Wellington et couvre un vaste territoire dans la partie sud du comté de Kent. Des communautés comme Cocagne, Grande-Digue, Notre-Dame, Saint-Antoine, Goudalie, etc. faisaient toutes partie de la paroisse civile de Dundas.

La paroisse avait son mot à dire dans la gouvernance locale et était responsable d’administrer des services tels que les écoles. Un comité local embauchait les enseignants(e)s, maintenait l’infrastructure et les terrains de l’école en bon état, etc. Au fur et à mesure que les écoles locales étaient construites, le district leur attribuait un numéro. Par exemple, le district de Guéguen est désigné sous le nom de District Dundas 4.

Début des années 1830
John Kairns (Cairns), John Christal, John Colborne, John et Daniel Crawford s’installent à Hays. Les registres généalogiques des Crawford indiquent que Daniel était marié à Mary Abigail Marr et qu’ils ont eu deux fils, Jacob et William. Daniel est décédé en 1861 et est enterré au cimetière St Alban, à Cocagne, au Nouveau-Brunswick.

1844
Une terre à Alexandrina a été concédée à Christopher Fay.

1851 à 1875

1853
Josiah Crawford compte parmi les premiers habitants à s’établir à Hays, une région située au long du côté nord de la rivière Cocagne avec des frontières qui bordent Alexandrina à l’ouest. Le 12 décembre 1853, il s’est vu accorder cinquante acres de terres qui longent la rivière qui se trouve à côté de la maison de Robert Johnston. Ces noms paraissent sur la carte géographique historique.

On croit que Josiah était le père de Daniel Crawford. Daniel était marié à Mary A. Crawford et ils ont eu deux fils, Joachomish (Jacob) et William H. Il est décédé en 1861.

Jacob est né à Pugwash en Nouvelle-Écosse. Le 9 novembre 1868, il a marié Henrietta Ann Gray (née en 1849). Il était forgeron et son appartenance religieuse était épiscopale. Ils vivaient près de la famille Teed sur le chemin Teed. Jacob est décédé le 17 mars 1908.

William H. Crawford a marié Mary Abegail Marr et leur fils William John est né en 1871. Son frère, Jacob, et lui étaient voisins. Un autre fils, Elisha A. Crawford, est né en 1864 et décédé en 1927. Ses descendants (famille) ont donné un orgue à la Union Church en 1985.

Samuel Wesley Teed et sa femme Annie (Stuart) Teed habitaient tout près des Crawford. Samuel est né le 24 avril 1888 et était le fils de Thomas et Alice (Donnelly) Teed. Annie est née en 1892 et était la fille de Edward Stuart et de Katherine (McNeil) Stuart de Scotch Settlement. Le couple s’est marié à Moncton le 27 octobre 1920 et ils ont ensuite vécu sur une propriété familiale jusqu’en 1934, quand ils sont déménagés à la propriété familiale des Stuart à Scotch Settlement. Ils ont eu trois enfants. Wesley était le fils de Thomas et d’Alice (Donnelly) Teed et Annie était la fille de Edward Stuart et de Katherine (McNeil) Stuart de Scotch Settlement.

Note : Thomas Teed (1838-1907) a rencontré et il a épousé Alice Donnelly (1848-1928) à Saint-John au Nouveau-Brunswick où sont nés la plupart de leurs enfants, sauf trois qui seraient nés soit à Notre-Dame ou à Shediac River. Ils sont déménagés à Notre-Dame de la propriété de son père à Shediac River entre 1881 et 1891. Leur fils, William J. né en 1886, a épousé Emma B. Cobham (née à Saint-John en 1889) le 15 octobre 1906. Emma a vécu avec William James Cobham et Emily Jane (Johnston) Cobham – qui avait supposément été adoptée et que le recensement présente comme leur fille. William est décédé de la tuberculose à l’âge de vingt-deux ans le 22 mars 1908. Ils ont eu un enfant, Atkin C. Teed, né en 1907, également emporté par la tuberculose à l’âge de vingt-deux ans.

En 1920, Samuel Wesley, fils de Thomas et d’Alice (Donnelly) Teed, a marié Annie à Moncton. Ils sont par la suite déménagés et ils vivaient près de leurs demeures familiales.

1856
William Carroll et Christopher Fay étaient parmi les premiers à s’établir à Hays. On leur a accordé des terres le 21 avril 1856. Leurs voisins étaient les Crawford, les Johnston et les Christal. La fille de Carroll, Margaret Johannah Carrol, est née à Dundas en 1856. William était âgé de trente-neuf ans et Catherine de trente-six ans. Margaret a marié John William Atkinson le 23 décembre 1879 à Moncton et ils ont eu neuf enfants. Elle est décédée en 1896 à l’âge de quarante ans et elle est enterrée au cimetière de l’église anglicane St. Alban’s à Cocagne, NB.

Christopher Fay est né vers 1795 à Dublin en Irlande. Il a marié Catherine Smith (née en 1800) le 20 juin 1819 dans les paroisses de Donnymore et Killbride, Co. à Meath en Irlande. Lorsque leur famille est déménagée au Nouveau-Brunswick en août 1836, leur fille Catherine était âgée de six ans et leur fils James était âgé de deux. Leurs autres enfants étaient John (1828), Michael (1830), Mary Ann Fay (1833), Margaret Fay (1836), Jane (1837) et Elisabeth (1840). Christopher (décédé en mars 1849) dans le comté de Kent au NB. Il était aussi connu sous le nom de Christian Fay.

Le recensement canadien de 1851 présente Catherine Fay (Fea) comme étant une veuve âgée de cinquante-six ans d’origine irlandaise et fermière arrivée au Canada en août 1826 (la même date que sa fille Catherine).

1861
Un recensement indique que Thomas Hays (âgée de cinquante-trois ans) vit à Dundas. Les noms de Catherine Dysart (âgée de cinquante-quatre ans), Robert Dysart (soixante ans), Ann Johnston (cinquante-huit ans) et Elizabeth Johnston (soixante et un ans) y figurent aussi.

Aux environs de 1875
Alexandrina-Nor’ouest a été peuplé par Damien Babineau, Pierre S. Melanson, Aimé P. LeBlanc (forgeron), Philippe Goguen, Mélème Saulnier, Jude A. Bourgeois, Jos P. Bourque, Abraham Goguen (maître de poste), Albénie Bourgeois, Thomas Bourgeois, François J. Goguen et M. Surette.

Une carte géographique historique non-datée montre des lots de terres à la Nor’ouest appartenus à Philippe LeBlanc, Simon Bourque, P. Melanson, Ray Pellerin, H. Poirier, Samuel Hébert, Fabien Bourque, Marie Pellerin, J.T. Bourgeois, Fabien Hébert et Jude Hébert.

1876 à 1900

1885 à 1956
Un bureau de poste était en opération à Alexandrina. Le premier maître de poste était T. Stephenson et le dernier Raymond Pellerin.

1900
D’après un journal des affaires ménagères, une demi-tonne de foin coûtait 3,50 $, un boisseau de semences de graminées 2,50 $, une paire de souliers 1,10 $, cinq cadenas et poignées 1,50 $, une bouteille de Mother Seigel 0,30 $, une centaine de livres de farine 5 $, trois livres de thé 1,20 $, un gallon d’huile 0,25 $ et une bouteille de liniment 0,35 $.

1901 à 1925

1901
L’église catholique a été officiellement nommée Notre-Dame-du-Sacré-Cœur et la paroisse a officiellement défini le territoire de la collectivité de Notre-Dame. Les patelins (ou villages historiques) comprenaient MacDougall Settlement, LeBlancville, Dufourville, Notre-Dame Centre, Guéguen, Hays, Alexandrina-Nor’ouest, les côtés nord et sud de la rivière, Whites Settlement, en plus du Village des Pishcots, Village des Fricots, Suretteville, Teed Road et le Chemin des Thaddées.

1901
Le 22 mars 1901, une puissante fréchette a détruit trois ponts couverts, soit le pont Lockhart, le pont Poirier et le pont McLaughlin. On croit que les trois ponts ont été reconstruits.

1901
Le 29 juin 1901, un pont a été vendu à John Colborne pour 20 $.   Le pont no 2 au-dessus du ruisseau Alexandrina (Nor’ouest) a été vendu à Maxime Robichaud pour la somme de 13,50 $. Les deux ponts de Poirier Office ont été vendus à Thomas Poirier, un pour 12 $ et l’autre pour 20 $.

1904
On décrivait Alexandrina comme un patelin forestier avec une population de cinquante.

Note : Dans les années 1900, des enseignants ont été embauchés par des comités locaux de parents. Les enseignants étaient « logés et nourris » aux alentours de l’école. Les inspecteurs, embauchés par les administrateurs de la paroisse de Dundas, rendaient régulièrement visite à l’école et ils rédigeaient des rapports détaillés qui influenceraient et apportaient des changements

1909
Le 31 août 1909, Notre-Dame-du-Sacré-Cœur est devenue la patronne de l’Église Catholique de Notre-Dame, laquelle a été bénie par Mgr Timothy Casey de Saint John.

1925 à 1950

1932
Quelques personnes seulement avaient de l’électricité avant 1932. Mais par 1940, le service était répandu dans Notre-Dame mais pas à travers la paroisse. Cela s’est avéré être un coup fatal pour plusieurs petits villages sans service et la principale raison pour laquelle ceux-ci ont finalement été abandonnées, tels que Alexandrina-Nor’ouest, Chemin des Thaddées, Village des Pishcots, Village des Fricots et Suretteville.

1935
Un pont de suspension a été construit par Mac Basque, Patrice Pellerin et Thaddée Pellerin et croisant la rivière à Hays. Ceci faisait un raccourci pratique pour se rendre à l’église, à l’école, aux magasins, etc. Il était connu sous le nom de « pont Mac Basque ». Malheureusement, environ un an et demi plus tard, la glace épaisse a fait tomber ce pont de suspension.

1951 to 2000

1954/56
Un service de livraison postale à domicile est instauré à Notre-Dame. Le courrier était livré par des chauffeurs qui inséraient les lettres et les colis dans des boîtes spéciales placées au bord de la route, à chaque maison et commerce de la communauté. Un trajet itinéraire commençait du bureau de poste de Notre-Dame puis se dirigeait vers Hays, Alexandrina-Nor’ouest, traversant les ponts couverts jusqu’au bureau de Poirier Office, LeBlancville, Dufourville et à filer le chemin principal afin de revenir au bureau de poste. Les zones de livraison se sont élargies pour inclurent Guéguen, le côté sud de la rivière, entre autres. La livraison du courrier à MacDougall Settlement faisait et continue de faire partie d’un itinéraire différent.

Avec l’arrivée des boîtes aux lettres et de la livraison postale à domicile, plusieurs petits bureaux de poste sont fermés, tels que Dufourville, LeBlancville, Alexandrina-Nor’ouest, Poirier Office et MacDougall Settlement.

La livraison postale a d’abord été assurée et pendant de nombreuses années par Joe Delaney, suivi de Thomas Robichaud, M. Delaney, Olivier Bourque, Alcide Pellerin, Frank Maillet, Régis Bourque et d’autres.

1958
La communauté de Notre-Dame était composée de districts scolaires différents : Upper Guéguen, Hays, Alexandrina, LeBlancville, Dufourville, MacDougall Settlement, Whites Settlement (va se joindre avec Cocagne vers 1965) et Notre-Dame Centre. Le conseil scolaire était responsable de l’entretien et de la réparation des écoles ainsi que de l’embauche des enseignants, du chauffage et d’autres dépenses, payées par les impôts locaux.

1959
Le 14 janvier 1959, l’école en bois de deux pièces, soit l’École de Dundas, est détruite par un incendie de feu. Les classes recommencent à la salle paroissiale et au sous-sol de l’église. Seulement dix mois plus tard, une nouvelle école en brique de deux étages a été officiellement inaugurée le 14 novembre. L’École Centrale de Notre-Dame continue de desservir les élèves francophones des quatre coins de la communauté. Aujourd’hui, elle est connue sous le nom de l’École Notre-Dame. Le premier directeur fut Roméo Robichaud, suivi de Gérald Aucoin qui y resta pendant de nombreuses années et en accompli beaucoup. Le président de la commission scolaire était Ernest Gallant. Ernest et Gérald ont beaucoup travaillé ensemble.

1959
L’école de Hays ferma ses portes. On en sait peu de choses.

2000
En mars, les adresses postales sont passées des numéros de site et de boîte aux numéros civiques, améliorant ainsi l’efficacité et la visibilité des maisons et édifice surtout pour les services d’urgence tels que les services d’incendie et d’ambulance.