Dyane Léger

Biographie

Née en 1954 à Notre-Dame-de-Kent, Dyane Léger se consacre à son oeuvre d’art visuel et littéraire. Première femme éditée en Acadie, son ouvrage inaugural, Graines de fée, fut publié en 1980. Tantôt violente tantôt ludique, cette prose poétique a tellement frappé les lecteurs de par sa qualité et sa force que l’ouvrage a remporté le prix France-Acadie dès sa parution (il fut réédité en 1987).

Depuis 1980, Dyane Léger a publié cinq autres ouvrages: Visages de femmes (1987) est une collaboration entre l’auteure et Corinne Gallant. Photos de femmes de tous les âges, prises par Gallant, alternent avec les récits poétiques de Léger où des narratrices à la première personne, depuis l’enfance jusqu’à la vieillesse, expriment leur désir d’être pleinement femme, au-delà du monde des contes de fée, au-delà des mythes et des histoires phallogocentriques emprisonnant les femmes dans leurs rôles féminins comme séductrice déchue, mère dévouée ou folle hystérique. C’est la voix de la septuagénaire sur laquelle débouche le recueil qui nous apprend que « lentement, [elle] commence à savoir vivre » (46). Sorcière de vent (1983), Les anges en transit (1992), Comme un boxeur dans une cathédrale (1996) et Le dragon de la dernière heure (1999) sont des recueils de poèmes à proprement parler (Comme un boxeur dans une cathédrale), de récits oniriques (Sorcière de vent), de récits de voyages poétiques en Russie et à La Nouvelle-Orléans, voyages lors desquels la narratrice arrive à approfondir la connaissance d’elle-même de par le contact avec l’autre (Les anges en transit); les textes divers du Dragon de la dernière heure – poèmes, micro-récits, lettres adressées à tour de rôle à Michel, au dompteur du dragon, au dragon, au cher lointain etc. – développent une fois de plus les noyaux thématiques chers à la poète: le passé et le présent, le merveilleux et la violence, la réalité et le rêve. En 2008, Léger publie avec Paul Savoie L’incendiaire, de la prose poétique écrite « à quatre mains » qui exploite le topos du feu.

Finaliste au prix littéraire Estuaire (1996), boursière à plusieurs reprises du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts du N.-B., membre du jury de langue française du prix du Gouverneur général pour la poésie (2001), Dyane Léger est également très connue pour ses expositions d’art visuel au Canada, en République tchèque, en Slovaquie et en France.

*(Source : Mount Allison University)